Vous n'aurez pas de croix ni de marbre superbe,

Ni d'épitaphe d'or, où quelque saule en pleurs

Laisse les doigts du vent éparpiller sa gerbe.

Vous n'aurez ni blasons, ni chants, ni vers, ni fleurs;

On ne répandra pas les larmes argentées

Sur le funèbre drap, noir manteau des douleurs.

Votre convoi muet, comme ceux des athées,

Sur le triste chemin rampera dans la nuit:

Vos cendres sans honneur seront au vent jetées.