Une douleur qui chante et fait un grand fracas;
Quelques fils bien communs en composent la trame,
Et cependant elle est plus triste et sombre à voir
Que celle qu'un poignard dénoue avec sa lame.
Puisque rien ne vous veut, pourquoi donc tout vouloir;
Quand il vous faut mourir, pourquoi donc vouloir vivre,
Vous qui ne croyez pas et n'avez pas d'espoir?
O vous que nul amour et que nul vin n'enivre,
Frères désespérés, vous devez être prêts
Tour descendre au néant où mon corps vous doit suivre!