Je ne vis plus; je suis une lampe sans flamme,

Et mon corps est vraiment le cercueil de mon âme.

Ne plus penser, ne plus aimer, ne plus haïr;

Si dans un coin du cœur il éclôt un désir,

Lui couper sans pitié ses ailes de colombe;

Être comme est un mort étendu sous la tombe;

Dans l'immobilité savourer lentement,

Comme un philtre endormeur, l'anéantissement:

Voilà quel est mon vœu, tant j'ai de lassitude

D'avoir voulu gravir cette côte âpre et rude,