Et leur œuvre toujours, quoique barbare et gauche,

Même à nos yeux savants reluit d'une beauté

Toute jeune de charme et de naïveté.

Sur tous ces fronts pâlis, sous cet air de souffrance

Brille ineffablement quelque haute espérance;

L'on voit que tout ce peuple agenouillé n'attend

Pour revoler aux cieux que le suprême instant.

Dans ces tableaux, partout l'âme glorifiée

Foule d'un pied vainqueur la chair mortifiée;

L'ombre remplit le bas, le haut rayonne seul,