Tu rêves tristement au pauvre sort humain:
Que pour durer si peu la vie est bien amère,
Que la science est vaine et que l'art est chimère,
Que le Christ à l'éponge a laissé bien du fiel,
Et que tout n'est pas fleurs dans le chemin du ciel.
Et, l'âme d'amertume et de dégoût remplie,
Tu t'es peint, ô Dürer! dans ta Mélancolie,
Et ton génie en pleurs, te prenant en pitié,
Dans sa création t'a personnifié.
Je ne sais rien qui soit plus admirable au monde,