Et ma pensée, au vol amoureux et fantasque,

Réalisait en toi tout ce qu'elle rêvait.

Je nuançais ton front des pâleurs de l'agate,

Je posais sur ta bouche un sourire charmant,

Et sur ta joue en fleur la pourpre délicate

Qu'en s'envolant au ciel laisse un baiser d'amant.

Et peut-être qu'au fond de ta noire prunelle

Une larme brillait au lieu d'éclair joyeux,

Et, comme sous la terre une onde qui ruisselle,

S'écoulait sous le masque invisible à mes yeux.