Je reste là sans rêve et sans pensée,

Comme un prodigue à son dernier écu.

Devant ma vie, aux trois quarts dépensée,

Déjà vieillard et n'ayant pas vécu.

Je n'aime rien, parce que rien ne m'aime,

Mon âme usée abandonne mon corps;

Je porte en moi le tombeau de moi-même,

Et suis plus mort que ne sont bien des morts.

Quand le soleil s'est caché sous la nue,

Devers mon trou je me traîne en rampant,