Que c'en est un déjà d'être au monde et de vivre?

De ses parfums ambrés le printemps vous enivre,

La fleur aux doux yeux bleus vous lorgne avec amour;

Les oiseaux de leurs nids vous donnent le bonjour,

Et la fée amoureuse, afin de vous séduire,

Se baigne devant vous dans la source, et fait luire

A travers les roseaux, sous le flot argentin,

Son épaule de nacre et son dos de satin.

Mais, sourd à tout cela comme un anachorète,

Vous foulez sans pitié la pauvre violette;