Car votre peau cuivrée aux ardeurs du tropique,

Sous le soleil en flamme et les cieux toujours bleus,

S'est faite presque blanche à nos étés frileux.

Votre enfance joyeuse a passé comme un rêve,

Dans la verte savane et sur la blonde grève;

Le vent vous apportait des parfums inconnus;

Le sauvage Océan baisait vos beaux pieds nus,

Et, comme une nourrice, au seuil de sa demeure,

Chante et jette un hochet au nouveau-né qui pleure,

Quand il vous voyait triste, il poussait devant vous