Vos yeux se sont levés vers ce ciel gris baigné

D'une vapeur étrange et d'un brouillard de houille,

Vers ces arbres chargés d'un feuillage de rouille,

Et vous avez compris, pâle fleur du désert,

Que loin du sol natal votre arome se perd,

Qu'il vous faut le soleil et la blanche rosée

Dont vous étiez là-bas toute jeune arrosée;

Les baisers parfumés des brises de la mer,

La place libre au ciel, l'espace et le grand air;

Et, pour s'y renouer, l'hymne saint des poëtes