A huit heures, l'été, quand le soleil se couche,

Et que son disque fauve, au bord des toits qu'il touche,

Flotte comme un gros ballon d'or.

Tout chatoie et reluit; le peintre et le poëte

Trouvent là des couleurs pour charger leur palette,

Et des tableaux ardents à vous brûler les yeux;

Ce ne sont que saphirs, cornalines, opales,

Tons à faire trouver Rubens et Titien pâles;

Ithuriel répand son écrin dans les cieux.