Je t'abandonnerais à ton joyeux essor.

Tous les deux cependant nous avons même sort,

Mon âme est comme toi: de sa cage mortelle

Elle s'ennuie, hélas! et souffre, et bat de l'aile,

Elle voudrait planer dans l'océan du ciel,

Ange elle-même, suivre un ange Ithuriel,

S'enivrer d'infini, d'amour et de lumière,

Et remonter enfin à la cause première;

Mais, grand Dieu! quelle main ouvrira sa prison,