LE LION DU CIRQUE
Tout beau, fauve grondeur, demeure dans ton antre:
Il n'est pas temps encor; couche-toi sur le ventre;
De ta queue aux crins roux flagelle-toi les flancs;
Comme un sphinx accroupi dans les sables brûlants,
Sur l'oreiller velu de tes pattes croisées,
Pose ton mufle énorme, aux babines froncées,
Dors et prends patience, ô lion du désert!
Demain, César le veut, de ton cachot ouvert,