Qu'un arc-en-ciel teignait de changeantes couleurs.

Soudain des pas légers froissent l'herbe; une femme,

Que j'aime dès longtemps du profond de mon âme,

Comme une jeune fée accourt vers moi; ses yeux

A travers ses longs cils luisent de plus de feux

Que les astres du ciel; et sur la verte mousse

A mes lèvres d'amant livrant une main douce,

Elle rit, et bientôt enlacée à mes bras

Me dit, le front brûlant et rouge d'embarras,

Ce mot mystérieux qui jamais ne s'achève:—