Où mon âme pâmée à chaque embrassement

S'élançait sur ta bouche au-devant de ton âme,

Où ma prunelle en pleurs baignait ma joue en flamme,

Où mon cœur éperdu, sur ton cœur qu'il cherchait,

Vibrait comme une lyre au toucher de l'archet,

Où mes deux bras noués, comme ceux d'un avare

Qui tient son or et craint qu'un larron s'en empare,

Te tenaient enfermée et t'enchaînaient à moi,

Toi, tu ne disais rien; tu n'écoutais pas, toi;