Me voilà revenu du pays des fantômes;

Mais je conserve encor, loin des muets royaumes,

Le teint pâle des morts.

Mon vêtement, pareil au crêpe funéraire

Sur une urne jeté, de mon dos jusqu'à terre

Pend au long de mon corps.

Je sors d'entre les mains d'une Mort plus avare

Que celle qui veillait au tombeau de Lazare;

Elle garde son bien:

Elle lâche le corps, mais elle retient l'âme: