Ne croissez pas ici! cherchez une autre terre,

Frais amours du printemps; pour ce jardin austère

Votre éclat est trop vif;

Le houx vous blesserait de ses pointes aiguës,

Et vous boiriez dans l'air le poison des ciguës,

L'odeur âcre de l'if.

Ne m'abandonne pas, ô ma mère, ô Nature,

Tu dois une jeunesse à toute créature,

A toute âme un amour;

Je suis jeune et je sens le froid de la vieillesse,