A travers la forêt de folles arabesques

Que le doigt du sommeil trace au mur de mes nuits,

Je vis, comme l'on voit les Fortunes des fresques,

Un jeune homme penché sur la bouche d'un puits.

Il jetait, par grands tas, dans cette gueule noire

Perles et diamants, rubis et sequins d'or,

Pour faire arriver l'eau jusqu'à sa lèvre, et boire;

Mais le flot flagellé ne montait pas encor.

Hélas! que d'imprudents s'en vont aux puits sans corde,

Sans urne pour puiser le cristal souterrain,