La famille sincère où l'âme se repose,

Ne pouvaient plus suffire à mon esprit morose;

Et sur l'âpre rocher où descend le vautour

Je me rongeais le foie en attendant le jour.

Je sentais le désir d'être absent de moi-même;

Loin de ceux que je hais et loin de ceux que j'aime,

Sur une terre vierge et sous un ciel nouveau,

Je voulais écouter mon cœur et mon cerveau,

Et savoir, fatigué de stériles études,

Quels baumes contenait l'urne des solitudes,