Un cimetière nu comme un sillon fauché,

Sans croix, sans monument, sans tertre qui se hausse:

L'oubli couvre le nom, l'herbe couvre la fosse;

La mère ignorerait où son fils est couché.

Les végétations maladives du cloître

Seules sur ce terrain peuvent germer et croître,

Dans l'humidité froide à l'ombre des longs murs;

Des morts abandonnés douces consolatrices,

Les fleurs n'oseraient pas incliner leurs calices

Sur le vague tombeau de ces dormeurs obscurs.