Que tes cheveux sont noirs et tes regards ardents,
Qu'il n'est pas une tache aux perles de tes dents,
Tu crois vivre toujours, sans qu'à ton front splendide
Le temps avec son ongle ose écrire une ride?
Et tu méprises fort, dans ton éclat vermeil,
Le cadavre au teint vert qui dort le grand sommeil?
Et pourtant ce débris fut le temple d'une âme;
Ce néant a vécu; cette lampe sans flamme,
Que la bouche inconnue a soufflée en passant,
Naguère eut le rayon qui t'éclaire à présent.—