Cet arbre qui soutient tant de nids sur ses branches,
Cet arbre épais et vert, frais et riant à l'œil,
Dans son tronc renversé l'on taillera des planches,
Les planches dont un jour on fera mon cercueil!
Cette étoupe qu'on file et qui, tissée en toile,
Donne une aile au vaisseau dans le port engourdi,
A l'orgie une nappe, à la pudeur un voile,
Linceul, revêtira mon cadavre verdi!
Ce fer que le mineur cherche au fond de la terre