Je n'ai pour boire, après ma chasse,

Que l'eau du ciel dans mes deux mains;

Mais le sentier par où je passe

Est vierge encor de pas humains.

Dans mes poumons nul souffle immonde!

En liberté je bois l'air bleu,

Et nul vivant en ce bas monde

Autant que moi n'approche Dieu.

Pour mon berceau j'eus un nid d'aigle

Comme un héros ou comme un roi,