A ERNEST HÉBERT
SUR SON TABLEAU
LE BANC DE PIERRE

Au fond du parc, dans une ombre indécise,

Il est un banc, solitaire et moussu,

Où l'on croit voir la Rêverie assise,

Triste et songeant à quelque amour déçu.

Le souvenir dans les arbres murmure,

Se racontant les bonheurs expiés,

Et, comme un pleur, de la grêle ramure

Une feuille tombe à vos pieds.