Et les teintes que prend la pudeur de la rose.

A Grenade, des bords que le Xénil arrose

J'ai, sur le Mulhacen lamé de blanc paillon,

Vu la neige rosir sous le dernier rayon

Que l'astre, en se couchant, comme un baiser y pose.

J'ai vu l'aurore mettre un doux reflet pourpré

Aux Vénus soulevant le voile qui leur pèse,

Et surpris dans les bois la rougeur de la fraise.

Mais le rose qui monte à votre front nacré

Au moindre madrigal qu'on vous force d'entendre