Râle piteusement dans leur maigre poitrine

L'hymne du désespoir.

Leur vie est comme un bois à la fin de l'automne.

Chaque souffle qui passe arrache à leur couronne

Quelque reste de vert,

Et leurs rêves en pleurs s'en vont fendant les nues,

Silencieux, pareils à des files de grues

Quand approche l'hiver.

Leurs tourments ne sont point redits par le poëte

Martyrs de la pensée, ils n'ont pas sur leur tête