La chapelle de l'Hôtel-Dieu avait été bâtie en 1380 par les soins d'Oudard de Maucreux, bourgeois de Paris et changeur, elle a été démolie en 1802 et remplacée par l'ancienne église de Saint-Julien-le-Pauvre, dont nous parlerons plus tard.
Près de l'Hôtel-Dieu et dans les bâtiments élevés en 1748 pour servir d'hospice aux enfants trouvés se trouve le siége de l'administration générale des hôpitaux, dite aujourd'hui de l'assistance publique.
D'après la loi du 10 janvier 1849, cette administration comprend le service des secours et celui des hôpitaux et hospices; elle est conférée, sous l'autorité du préfet de la Seine, à un directeur assisté d'un conseil de surveillance composé de vingt membres; elle réunit sous sa direction seize hôpitaux, onze hospices, sept autres établissements charitables.
Les hôpitaux sont des établissements consacrés au traitement des malades indigents curables; ils se divisent en hôpitaux généraux et hôpitaux spéciaux: les hôpitaux généraux sont au nombre de neuf et contiennent ensemble 3,715 lits; ce sont: l'Hôtel-Dieu, Sainte-Marguerite, La Riboissière, la Pitié, la Charité, Saint-Antoine, Necker, Cochin, Beaujon. Ces neuf hôpitaux sont indistinctement affectés au traitement des blessures et des maladies aiguës. Il faut leur ajouter la Maison de Santé, rue du Faubourg-Saint-Denis, où l'on est admis en payant par journée. Les hôpitaux spéciaux sont au nombre de six et contiennent 2,809 lits; ce sont: Saint-Louis, du Midi, de Lourcine, des Enfants malades, d'accouchement, des cliniques. Ils sont exclusivement réservés au traitement d'affections particulières.
Les hospices sont des asiles ouverts à ceux que l'indigence et la vieillesse, l'enfance et l'abandon, l'aliénation ou des infirmités incurables mettent hors d'état de pourvoir eux-mêmes aux besoins de leur existence. On les subdivise en hospices proprement dits, où l'admission est gratuite, et maisons de retraite, où l'on paye une petite pension. Les hospices sont au nombre de huit: la Vieillesse-Hommes ou Bicêtre, la Vieillesse-Femmes ou la Salpêtrière, les Incurables-Hommes, les Incurables-Femmes, les Enfants-Trouvés, les Orphelins, Saint-Michel ou Boulard, à Saint-Mandé, de la Reconnaissance ou Brézin, à Garches, Devillas, rue du Regard. Ces trois derniers sont dus à des dotations particulières. Les maisons de retraite sont; les Ménages, La Rochefoucauld, Sainte-Perrine.
On compte en outre à Paris 12 bureaux de bienfaisance et 34 maisons chargées de la distribution des secours à domicile, 4 sociétés pour le soulagement des femmes en couches, 25 sociétés pour le soulagement et l'éducation des enfants, 11 sociétés pour la visite des pauvres, des malades et des vieillards, 7 maisons de correction et de réhabilitation, 11 congrégations religieuses vouées spécialement au service des pauvres, 33 écoles gratuites des frères, 28 écoles de sœurs, 12 écoles d'adultes ou d'apprentis, etc., etc.
§ V.
Rue de la Cité.
Cette rue est l'artère principale de l'île et va du pont Notre-Dame au Petit-Pont; sa dénomination est nouvelle, et elle est formée des anciennes rues de la Lanterne, de la Juiverie et du Marché-Palu.