Ha! qu'un bon vit
Me serait ici nécessaire,
Ha! qu'un bon vit
Me guérirait de tout souci.
Il m'en faut un, malgré ma mère;
Car, ma foi, l'on ne peut rien faire
Sans un bon vit.
Mon pauvre con
Le jour et la nuit me démange,
Mon pauvre con
Soupire après un bon luron.
J'ai beau frotter, rien ne l'arrange,
Il n'a pas la vertu d'un ange,
Mon pauvre con.
Saint Garcelin,
Daignez exaucer ma prière;
Saint Garcelin,
Donnez-moi bientôt un engin.
En votre honneur, sur la fougère,
Je veux remuer la croupière,
Saint Garcelin.
LA FOUTEUSE INFATIGABLE
Je fouterai sans cesse,
En dépit de maman.
Non, rien ne m'intéresse
Que le vit d'un amant
Quand je sens ses deux couilles,
Je pâme de plaisir,
Et bientôt je m'embrouille,
Son vit me fait mourir.
Maman, dans son jeune âge,
Foutait sans doute aussi;
Et mon père, je gage,
Dut avoir un bon vit.
Il n'est plus de ce monde;
Mais je vois que maman,
Dans sa douleur profonde,
Le voudrait voir vivant.
Je n'ai point de richesse;
Mais mon con, n'est-ce rien?
Mes tétons et mes fesses
M'en procureront bien.
Une pine nerveuse,
Et deux couillons dodus,
Sont pour une fouteuse
Les trésors de Crésus.
Je veux, quoiqu'on en dise,
Foutre jusqu'au tombeau.
Mourir dans cette crise,
Est-il un sort plus beau!
Que sur ma tombe on grave,
Pour toute inscription:
Ici gît le plus brave
Et déterminé con.
GAILLARDISE
Le gros Lucas allant au bois,
S'amusait à cueillir des noix
Quand sa bergère il rencontra;
Alleluia.