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Vous avez envie de crier :
— « Comme c'est ça! »
Mais il y a loin de Giton à notre Nouveau-riche.
Celui-là porte perruque, évidemment. Nous ne le voyons plus que sur la scène de la Comédie-Française. Il est devenu Nouveau-riche de musée. On est sur le point de le trouver beau, comme nous trouvons beau, assez sottement du reste, tout ce qui est ancien.
Notre Nouveau-riche est autre. Il s'habille d'un complet veston ; il est chauve, bien entendu ; il fume de gros cigares ; il parle, et voilà sa perte, nous l'entendons. Au théâtre, il est dans la salle ; il souffle à côté de nous ; il a du ventre ; il a les mains courtes ; il sue la richesse, et de richesse : il ne sent pas bon. Tournons la page.
DÉFINITION PAR L'ABSURDE
Comme je cherchais une définition du Nouveau-riche en me promenant aux Tuileries, je tombai sur un de ces bons camarades que j'aime, s'ils sont bavards, car je peux penser à autre chose tandis qu'ils me racontent leurs petites histoires.
— « Mon vieux », me dit celui-ci, « je viens d'écrire un portrait. »
Il a, c'est exact, la manie d'écrire des portraits et, pour comble, de les publier.