La porte du jardin s’ouvre. L’ombre y pénètre.

Le crépuscule est plein d’une étrange douceur.

Et toi, seule, debout, sans bruit, à ta fenêtre,

Tu pleures lentement, pauvre amante, ma sœur.

XII

Afin que ton désir vainque par ton étreinte

Et pour que le bonheur qui t’appelle soit tien,

Faut-il que sans calcul, sans prudence et sans crainte,

Tu te donnes, mon frère, à l’amour qui te tient ?

Ainsi le papillon qui naît au crépuscule,