—«C’est toujours un pas décisif pour le bonheur, que de faire celui de l’homme qu’on aime.»
Elle me regarda.
—Pourquoi ce reproche? demanda-t-elle, sur un ton affectueux. Je ne sais pas si je fais ton bonheur, mais je t’assure...
—Non, répliquai-je, tout rougissant, et sans la laisser achever. Je suis stupide, comme tu me le dis souvent: je viens, par pudeur et par scrupule, de substituer cette phrase, que je n’avais aucune raison de citer, en effet, sous peine d’être un goujat, à une autre phrase, que je n’aurais pas la hardiesse de te répéter.
—Oh! alors, je veux que tu la répètes.
—Je veux? Je veux?
—Oui, je le veux.
—On m’a changé ma Mienne. Voilà qu’elle a de la volonté?
—Oui, monsieur, je veux.
—Regarde, Mienne: j’ai déjà rougi rien qu’à la pensée que j’aurais pu te répéter cette phrase.