—Alors, tu ne m’aimes pas?
—Alors, l’idée est de vous?
Elle répondit par un battement des paupières. Elle souriait.
—Songe, me dit-elle tout bas, que de cette façon je t’aurais près de moi tout l’été. Voici les vacances. Que ferions-nous, séparés? Tu travailleras là-bas, et tu m’auras à côté de toi: bonheur double. Ne sera-ce pas délicieux, dis, mon chéri?
—Pardon, répliquai-je. Pourquoi m’avais-tu caché...
Mais le mari marchait vers nous.
—Il accepte? demandait-il en s’avançant.
—Oui, mon chéri, répondit-elle. Il accepte.
Le mari me serra la main avec effusion. J’en profitai pour prendre congé. Mon amie souriait, heureuse,—heureuse apparemment.