—Mais il ne faut pas se fier aux apparences, songeait le père Trébuc au mois de juillet, ni condamner les gens trop vite.

La première quinzaine de juillet était chaude. L’été s’annonçait ardent. Les Parisiens se hâtaient de fuir la ville, qui devenait inhabitable. Aux approches du 14, les maisons désertées se faisaient de plus en plus nombreuses. Que de volets clos à toutes les façades!

—Si ça continue, disait le père Trébuc à sa femme, il n’y restera plus que les concierges.

Et il se lançait dans une nouvelle diatribe contre les riches à qui tout est permis.

Mais la mère Trébuc avait moins d’aigreur.

—Te plains pas, répondait-elle. Qu’ils s’en aillent tous! La vie sera moins chère.

XLVI

LE 14 juillet, à titre d’exception, et parce que ses amis de la manille abandonnée insistèrent avec tant de bonne grâce, le père Trébuc consentit à les suivre au petit café du coin de la rue Boursault. Ils étaient allés tous ensemble l’attendre à la sortis du square.

—Tu ne peux pas refuser, dit Potonnot.

—Tu nous offenserais, ajouta Deraque.