—Au Gaumont-Palace.
—Au cinéma?
—Oui. C’est dans un film qui s’appelle Fleurs Fanées. Elle a le premier rôle, à ce qu’il paraît. N’est-ce pas, mon amie l’avait pas vue souvent, mais elle croit bien que c’est elle. Seulement elle avait pas acheté le programme. Alors elle sait pas le nom de la star. En tout cas, c’est pas écrit Mousseline sur les affiches. Y a aucun nom, c’est bête. Faudrait aller voir Fleurs Fanées. Moi, j’irai pas, j’aime pas le Gaumont, je préfère mon ciné La Condamine. Chacun son goût, pas? Mais je verrai bientôt Fleurs Fanées rue La Condamine. Paraît que c’est très joli, et je manquerai pas, vous comprenez, si c’est Mademoiselle Mousseline la star.
Elle avait débité son discours à en perdre haleine. Le père Trébuc la regardait en souriant.
—Possible que c’est elle, dit-il. J’avais toujours pensé comme ça qu’elle était... comment qu’on dit?
—Photogénique?
—C’est ça, comme vous dites. Vous avez raison, Mademoiselle Jeanne, faudra voir.
—C’est drôle, Monsieur Trébuc, j’ai comme une idée que c’est elle.
—On verra.
La Choute entraînait mademoiselle Jeanne. Le père Trébuc n’eut pas le loisir de remercier longuement.