—Crois-tu qu’il lui avait dit qu’il viendrait?
—Comment veux-tu que je sache?
—Je les ai jamais vus.
—Faut pas qu’ils se parlent, conclut le père Trébuc.
De nouveau le silence se fit. La respiration de la mère Trébuc devint plus forte. Le père Trébuc réfléchissait toujours.
Le père Trébuc songea qu’il avait refusé sa fille à monsieur Jaulet parce qu’il espérait que monsieur Daix se présenterait comme monsieur Jaulet s’était présenté.
—Et s’il ne se présente pas? se dit le père Trébuc.
Et il voyait sa fille vieillissant, par sa faute à lui, sans mari. Il voyait sa Mousseline, mécontente, lui reprocher son refus inutile.
Le père Trébuc entendit sonner minuit à la pendule de monsieur Forderaire. Sa femme dormait. Lui, continuait de réfléchir, et, quand il regrettait son refus, il objectait à part soi que le petit locataire du quatrième, un inconnu après tout, était, comme disait la mère Trébuc, vraiment trop jeune, trop incapable d’assurer à Mousseline une existence suffisante.