— Alors, je ne sais plus.
— Ça peut pas être un cas de conseil. J’ai jamais fait de mal à personne.
— Mange toujours, tu as le temps d’y penser. Grouille-toi, voilà l’adjudant qui rapplique.
— J’ai pas faim.
— Faut manger.
Panouille n’avait plus faim. La crainte du conseil de guerre, éveillée en lui par le brigadier, l’écrasait tout à coup. Il essayait de se débattre contre l’obsession prochaine. Il en demeurait stupide. Il répéta :
— Ça peut pas être un cas de conseil.
— Vous ne voulez plus manger ?
Le brigadier prit la gamelle à moitié pleine que Panouille lui abandonnait, et la posa devant la porte.
— Dites, brigadier !