Comme ne doit pas remplacer que pour unir les deux termes d'une comparaison. Ne dites pas: César était aussi éloquent comme brave: dites, aussi éloquent que brave:—il est aussi grand comme moi: dites, que moi.

COMMENCER. Commencer à, désigne une action qui aura du progrès, de l'accroissement: cet enfant commence à parler. Commencer de, exprime une action complète, qui aura de la durée: il commença de parler à deux heures, et ne finit qu'à six.

COMPLU est toujours invariable, n'ayant pas de régime direct. Elle s'est complu dans ses enfans.

COMPRIS. Le participe compris, employé sans auxiliaire, est invariable, quand il précède le mot auquel il se rapporte: y compris cette somme; mais lorsqu'il le suit, il doit s'accorder avec lui: cette somme y comprise.

CONCORDANCE des temps de l'indicatif entre eux dans certains cas.

Lorsque deux verbes sont unis par la conjonction que, l'on met le second verbe au présent de l'indicatif, si ce second verbe exprime une vérité constante, ou une action qui se fait ou peut se faire dans tous les temps. J'ai toujours cru qu'il existait un Dieu rénumérateur et vengeur. Il faut dire... qu'il existe. J'ai toujours cru que quatre et cinq fesaient neuf. Il faut dire, font neuf. Je vous ai dit qu'il n'y avait rien de stable dans ce monde. Dites, qu'il n'y a rien de stable.

On se servira également du présent, s'il s'agit de quelque chose qui existe au moment que l'on parle, et l'on dira: je savais bien que vous êtes marié;—nous avons su que vous avez acheté une métairie:—on m'a rapporté que notre mère a été quelque temps malade; et non pas: je savais bien que vous étiez marié;—nous avons su que vous aviez acheté une métairie:—on m'a rapporté que votre mère avait été quelque temps malade. Au lieu du futur on se sert abusivement du conditionnel présent: on nous a dit que vous consentiriez à cette démarche:—votre frère m'a assuré que vous iriez à la campagne au printemps prochain;—le bruit a couru que je quitterais ce pays incessamment: il faut dire que vous consentirez; que vous irez: que je quitterai, attendu qu'il s'agit ici seulement d'exprimer que les actions de consentir, d'aller, de quitter, s'exécuteront dans un temps où l'on n'est pas encore.

Le conditionnel passé ne doit pas s'employer pour le conditionnel simple ou présent: j'aurais parié que vous m'auriez répondu: dites, que vous me répondriez.

CONCORDANCE des temps du subjonctif avec ceux de l'indicatif et du conditionnel.

Quand le verbe de la proposition principale est à l'imparfait, aux prétérits, au plus-que-parfait, ou à l'un des conditionnels, l'on met le second verbe à l'imparfait du subjonctif. Par conséquent au lieu des phrases sottement ridicules; il désirait que je chante;—je voudrais qu'il sorte;—le médecin a ordonné que vous preniez un bain; il faut dire: il désirait que je chantasse:—je voudrais qu'il sortit:—le médecin a ordonné que vous prissiez un bain.