Il résulte de là que l'on ne peut pas dire; faire une observation à quelqu'un; il faut dire: faire faire une observation à quelqu'un.

OCCUPER (s'). On dit s'occuper à et s'occuper de: le premier se met avec les verbes, le second avec les substantifs: il s'occupe à me faire avoir une place;—il s'occupe de mon affaire.

ŒIL-DE-BŒUF. Au pluriel, œils-de-bœuf: il en est ainsi d'œil-de-bouc,—d'œil-de-chat,—d'œil-de-chèvre,—d'œil-de-christ,—d'œil-de-perdrix,—d'œil-de-soleil.

On dit; yeux du frommage:—yeux du pain.

OFFRIR devant l'infinitif prend de, et s'offrir prend à; il offre de vous accompagner:—il s'offre à vous accompagner.

OINDRE, j'oins, tu oins, il oint, nous oignons, vous oignez, ils oignent, j'oignais, j'oignis, j'ai oint, j'oindrai, j'oindrais, oins, oignons, oignez, que j'oigne, que nous oignons, que j'oignisse, oignant, oint, ointe.

Ainsi se conjugue joindre.

ON. Quoique masculin et singulier de sa nature, le pronom on devient féminin quand il s'applique spécialement à une personne du sexe: et pluriel lorsque le sens indique évidemment qu'il désigne plusieurs personnes. Alors l'adjectif et le participe qui se rapportent à on prennent la marque du féminin et du pluriel: quand on est mère on n'est pas toujours maîtresse de son temps:—quand on s'estime mutuellement, on n'est pas heureux d'être séparés.

Au lieu de on, il faut employer l'on, pour éviter certaines consonnances choquantes qui ont lieu principalement après et, si, ou:—et l'on veut;—si l'on dit:—ou l'on verra.

Cependant on doit faire usage de on devant le, la, les, lui pour éviter la répétition désagréable de l'articulation l:—et dire, et on le veut,—si on le dit,—ou on le verra, et non pas, et l'on le veut,—si l'on le dit,—ou l'on le verra.