S. L's finale se fait entendre dans les mots anus, aloès, as, atlas, blocus, calus, fœtus, iris, maïs, mœurs, prospectus, lapis, laps, en sus, locatis, vis, vasistas, et dans les mots purement étrangers, tels que bibus, chorus, agnus, gratis, Crésus, Délos, Rubens, Valens, (prononcez, rubinze valinze) Bacchus, Pallas, etc.
Exceptions. L's ne sonne pas dans Mathias, Thomas, Judas.
Quand le pronom y, ou le pronom en, suit immédiatement la seconde personne singulière de l'impératif terminé par un e muet, il faut, pour éviter un hiatus, y ajouter une s euphonique, et écrire, donnes-en;—portes-y;—aies-en;—travailles-y.
Mais si le mot en, au lieu d'être un pronom, est une préposition, alors on ne fait point usage de la lettre euphonique s; et l'on écrit, admire en France...et non pas, admires en France.
On ne fait pas sonner l's dans cette phrase du discours familier, sur les une heure.
L'impératif va, suivi des pronoms y, en, prend aussi une s: vaS-y-voir;—vaS-en demander; mais on ne doit pas dire, vaS en Angleterre, mais, va en Angleterre, parce que en est ici préposition.
SAILLIR, (verbe neutre et défectif) dans le sens de jaillir, ne se dit que des liquides: il n'est d'usage, suivant du Duvivier, qu'aux troisième personnes, et à l'infinitif, et se conjugue sur finir. Il saillit, ils saillissent, il saillissait, ils saillissaient, il saillit, ils saillirent, il saillira, ils sailliront, il saillirait, ils sailliraient, qu'il saillisse, qu'ils saillissent, qu'il saillît, qu'ils saillissent.
SAILLIR, terme d'architecture, signifie s'avancer en dehors comme un balcon, une corniche. En ce sens il se conjugue différemment du verbe saillir de l'article qui précède, et ne s'emploie qu'à l'infinitif, et à la troisième personne des temps suivans; il saille, ils saillent, il saillait, ils saillaient, il saillera, ils sailleront, il saillerait, ils sailleraient, qu'il saille, qu'ils saillent, qu'il saillît, qu'ils saillissent.
SANS QUE n'est jamais, suivi de ne: dites, sans qu'il vienne, et non, sans qu'il ne vienne.
SAVOIR est le seul verbe qui se mette au subjonctif, sans être sous la dépendance d'un autre mot qui le précède; mais alors il doit être accompagné d'une négation: je ne sache rien de nouveau.