De ces observations il résulte, que c'est une erreur de nommer gadelle, le fruit à grappes, dont il est question.

GUELLARD prononcez gheu-lar et non pas, gu-el-lar. Celle dernière prononciation est vicieuse, et elle doit être evitée également dans les mots suivants.

Gueule,prononcez gheule.
Gueulée,——gheu-lé.
Gueuler,——gheu-lé.
Gueules,——gheule.
Gueulette,——gheu-lette.
Gueusaille,——gheu-saille.
Gueusailler, ——gheu-sail-lé.
Gueusant,——gheu-san.
Gueuse,——gheuse.
Gueuser,——gheusé.
Gueuserie,——gheu-se-ri.
Gueux,——gheu.
Dégueuler,——dé-gheu-lé.

HONTEUX. L'h de ce mot est aspiré. Qu'il est pénible d'entendre dire cè-tonteux,—il è-tonteux, pour, c'est-honteux,—il est-honteux!

ICI. Ne dites pas, ces jours-ici,—ces livres-ici: ce sont des fautes: il faut dire, ces jours-ci,—ces livres-ci, etc.

IL N'A QU'À pleuvoir; Paul n'a qu'à tomber; solécismes; dites, s'il vient à pleuvoir,—si Paul vient à tomber, ou, s'il pleut,—si Paul tombe.

ILS employé pour elles, est un solécisme révoltant. Quel pitoyable langage que celui qui suit! Où sont ces Demoiselles? ont-ils oublié l'invitation à dîner chez notre tante?—non, Monsieur, ils ne l'ont pas oublié; ils sont au jardin, et vous y attendent.

Les mêmes remarques s'appliquent à eux et à eux-autres, qu'on emploie fréquemment pour elles.

IMPERTINENCE. Donner des impertinences à quelqu'un, est une locution barbare.

INFLAMMATION. Gardez-vous de prononcer avec le peuple an-flâ-mâ-tion: dites, in-flamme-mace-i-on.