PLANCHE XXXIV.

Dans la première peinture, on voit un enfant qui fait peur à un autre avec un masque. Ce pauvre petit est tombé à la renverse, et tout dans son mouvement exprime ingénuement sa frayeur; un troisième paraît venir à son secours, et gronder celui qui l'a effrayé. Le caractère du masque est chargé; il paraît avoir les traits d'un singe. Cette espèce de masque était appelée mormolycea, et son nom seul servait aux nourrices pour faire peur aux enfans.

L'autre peinture a quelque chose de très-curieux; elle représente deux Génies exerçant le métier de menuisier. On voit dans la boutique l'établi avec le fer crochu ou valet pour assujétir les planches, la scie, le marteau, et une boîte à mettre les outils. Sur un support attaché au mur est un petit vase destiné, peut-être, à contenir de l'huile pour les outils. Chaque profession mécanique avait ses Dieux protecteurs, auxquels les inscriptions donnent le nom de Génies; celle des charpentiers et des menuisiers formait, à Rome, l'une des principales communautés. On appelait aussi Génie l'inclination qu'on sentait pour exercer un art. L'intention du peintre peut se rapporter l'un de ces motifs.

Hauteur, 8 p°. 3 lig.—Largeur, 1 P. 1 p°. 6 lig.

PLANCHE XXXV.

La première de ces peintures est très-curieuse, en ce qu'elle nous retrace une opération rustique, avec des détails que les Auteurs anciens ne nous ont transmis qu'avec beaucoup d'obscurité. Ces Génies représentent les travaux des pressureurs, qui formaient à Rome une communauté sous le nom latin de Capulatores. Un plateau, deux chevrons plantés en terre, réunis par un troisième dans la partie supérieure, quelques traverses et des coins de bois composent toute la machine, et forment le pressoir. Il est du genre de ceux qu'on peut appeler pressoirs à poids, plus anciens et plus simples que les pressoirs à vis. Deux Génies, frappant en sens contraire avec des maillets, enfoncent les coins, et font descendre les traverses dont la pression écrase le raisin; on voit le moût couler par la rigole et tomber dans un grand vase. Un Génie à part semble occupé à faire cuire le moût, qu'il remue avec une spatule dans un vase placé sur un fourneau.

L'autre peinture représente une boutique de cordonnier. Deux Génies assis sur des escabelles devant une table, exercent ce métier. On voit quelques brodequins sur une tablette attachée au mur; de l'autre côté est une armoire où sont rangés des formes et des vases qui peuvent contenir la couleur dont on teignait les chaussures.

Hauteur, 8 p°. 3 lig.—Largeur, 1 P. 1 p°. 6 lig.