Dans ce second monochrome, un héros, dont l'attitude est aussi fière qu'animée, attaque un Centaure à l'instant où il porte la main sur une jeune princesse qui le repousse avec frayeur. On croit y reconnaître Hippodamie, épouse de Pirithoüs, que le centaure Euritus voulait ravir, mais à qui Thésée ou quelque autre héros donna la mort pour venger cet attentat. Ce fut la cause de la fameuse guerre des Centaures et des Lapithes, si bien décrite par OVIDE (Métam. XII, 210 et suiv.).

Ce marbre peint, d'une belle conservation, fut trouvé, ainsi que les deux suivans, dans les fouilles de Résine, le 24 mai 1749.

Hauteur, 11 p°. 6 lig.—Largeur, 1 P. 4 p°. 4 lig.

PLANCHE III.

Cette peinture a tellement souffert des outrages du temps, qu'à peine en retrouve-t-on les contours.. Cet accident ne contribue pas peu à en rendre l'explication difficile. On peut y voir l'une des aventures de Neptune, quand Rhéa trompa en sa faveur la voracité de Saturne, ou l'enfantement secret de Cérès qui donna le jour à la déesse Regina et au cheval Arion, ou peut-être mieux l'éducation d'Achille, suivant Homère; on retrouverait alors dans le vieillard à demi-nud, et en partie couvert d'une peau, Phœnix, accompagné de la nourrice. L'autel témoignerait le sentiment religieux qu'il inspire à son élève, et la femme majestueuse qui tient un poulain par la bride serait le symbole de la Région de Phtie, renommée par ses excellens chevaux, et dans laquelle Achille prit naissance.

Hauteur, 11 p°.—Largeur, 1 P. 3 p°. 9 lig.

PLANCHE IV.

Cette peinture semble nous offrir la représentation de quelque scène tragique. On y voit trois figures dont les masques et les gestes expriment la douleur et les larmes; elles portent des habillemens longs, rayés en travers, qui leur descendent jusqu'aux pieds, et couvrent une partie de leur chaussure. Si les traits n'étaient pas chargés, et si dans la première figure on ne distinguait pas visiblement la bouche travers le masque, on pourrait croire que ce sont trois pleureuses, telles que les Antiquaires en ont reconnu dans plusieurs monumens; mais aucune autorité ne permet de croire que ces sortes de femmes se servissent de masques dans les cérémonies funèbres, où leur caractère était d'exprimer au vrai sur leurs visages la tristesse et le désespoir.