PLANCHE XLV.
Fig. I (pag. 25, 274, t. V de l'Édition royale.)
UN Amour assis sur le nœud que forment les queues de deux chevaux marins; dans les jambes de ceux-ci on remarque deux dauphins. Ce joli groupe, d'une excellente exécution, semble offrir l'allégorie de la puissance de l'Amour sur la terre et sur la mer. C'est dans ce sens qu'une épigramme de l'Anthologie le peint tenant une fleur d'une main et de l'autre un Dauphin.
«Cet Amour nu, pourquoi rit-il? pourquoi est-il tranquille? pourquoi n'a-t-il pas son carquois et ses flèches de feu? Ce n'est pas en vain qu'il tient dans sa main un Dauphin et une fleur: dans celle-ci, il tient la terre, et dans l'autre, la mer».
Fig. II (ibid. pag. 57, 77. )
Deux Mascarons, têtes de tigres. On en conserve au musée de Portici onze autres semblables; ils furent trouvés tous ensemble dans les fouilles de Résine en 1759; ils étaient disposés autour d'un grand réservoir d'eau, ou vivier en quarré long, tout doublé en lames de plomb. A la gueule de chaque tête, correspondait un tuyau en plomb pour servir à la décharge du réservoir. Ces sortes de Mascarons, employés pour l'écoulement des eaux dans les fontaines ou dans les vasques, prenaient leurs noms des diverses figures qu'on leur donnait; de-là, ces noms de Sylvains, de Marsyas, d'Atlas, de Chiron et de Canthare, pris de la forme d'un vase, qu'on lit dans plusieurs auteurs. Vitruve dit que l'extrémité des tuiles, servant à l'écoulement des eaux sur les toîts, était en forme de têtes de lion ou d'autres animaux; et, en effet, on a trouvé une grande quantité de ces sortes de tuiles au temple d'Isis à Pompéia. Tout le monde sait que l'usage ingénieux de ces figures, quoique moins général, n'a pas été négligé par l'architecture moderne.
PLANCHE XLVI.
Fig. I (pag. 42, 43, t. V de l'Édition royale.)
MASQUE bachique, clairement désigné par les attributs du Dieu des vendanges, le diadême, le lierre avec ses corymbes, la jeunesse et la gaîté de la figure.