Tête de lion avec un anneau mobile dans la gueule. Cette pièce, trouvée à Portici, était fixée dans une planche, et paraît avoir, suivant l'usage moderne, servi de poignée à une porte ou à un tiroir.

Fig. II (ibid. pag. 51 et 277.)

Masque tragique d'un très-beau caractère.

Fig. IV (ibid. pag. 63, 278).

Un victimaire avec un sanglier. Cet animal est bien caractérisé par le poil hérissé qui borde l'épine du dos, et par les défenses. La large bande dont il est ceint est la parure du sacrifice. On désignait par ce nom de victimaire les servans du sacerdoce, qui conduisaient et tuaient les victimes; ils étaient nommés encore plus particulièrement popœ. On les retrouve dans la colonne Trajane parfaitement semblables au nôtre, nus jusqu'à la ceinture, avec une espèce de tablier, proprement dit limus. Ce bronze est très-curieux en ce qu'il représente un sanglier doux et privé. Il n'est point difficile, dit Varron (de Re. R. III, 13) de les apprivoiser et de les engraisser en les tenant dans une garenne. On immolait le sanglier à Jupiter quand on faisait devant lui un serment solennel; c'est le sacrifice que fit Agamemnon en jurant qu'il n'avait point touché à Briséis; c'est celui qui était en usage pour le serment des juges aux jeux olympiques. On sacrifiait aussi le sanglier à Hercule, comme on le voit dans un monument publié par Muratori (LXII, 9). La couronne que porte le victimaire pourrait servir à faire connaître la divinité à qui est offert le sacrifice, si cette couronne était plus distincte; on sait que les couronnes des sacrificateurs se faisaient avec les feuillages ou les plantes consacrées à la divinité qu'on célébrait; mais le bronze ne laisse pas distinguer à quel arbre appartiennent les feuilles.

PLANCHE XLVIII.

Fig. I (pag. 89, 279, t. V de l'Edition royale.)

Deux têtes de chevaux d'un beau travail, garnies de leurs harnois. Nous avons déjà eu occasion de faire quelques remarques à ce sujet (Peint, t. II, N.° XLIV)

Fig. II (ibid. pag. 101, 279).