Trouvée à Résine en 1743.

Hauteur, 6 P. 6 pouces.

PLANCHE LI.

(P. 85, t. VI de l'Édition royale.)

Le sujet de ce bronze, de même proportion que le précédent, auquel il ne cède point en perfection, se fait également connaître par une inscription: A Lucius Mammius Maximus Augustal, les citoyens et les habitons, à leurs frais. La famille Mammia paraît, par les inscriptions recueillies Herculanum, avoir été l'une des plus distinguées de la cité; elle était entrée par adoption dans la famille Annia, très-considérée à Rome, à Naples, et dans toute la Campanie. On apprend encore, par les mêmes autorités, que notre Lucius Mammius Maximus vivait vers les dernières années de Claude, et qu'il devait être riche, ayant élevé des statues à l'impératrice Livie, à Germanicus, à Antonia, mère de Claude, et à Agrippine, épouse de cet empereur. La dignité, exprimée par le titre d'Augustal, était un sacerdoce institué par Tibère, en l'honneur d'Auguste (Sodales Augustales), conféré par le sort à des personnes d'un rang distingué dans Rome. On en créa ensuite dans toutes les villes de l'Italie et de l'empire, en l'honneur de tous les Empereurs: c'était dans l'origine une charge, militaire créée par Auguste lui-même, et sous ce rapport, les augustaux étaient inférieurs aux décurions: sous le rapport religieux, ils formaient un ordre distingué, exerçant une jurisdiction dans les choses sacrées, et ayant une place assignée dans les spectacles publics: c'est ce qu'on relève de diverses inscriptions publiées par Muratori (MMXXV, 3, et CCCCLXXV, 3); Gruter (CCXV, 2); Fabretti (Insc. C. 3, n. 324, p. 170.) etc. Notre personnage porte un anneau dont la pierre est sans incision. Cette statue, trouvée avec la précédente, dont elle forme le pendant, était dans son intégrité, à l'exception de l'avant-bras droit qui s'en trouvait détaché, mais qui lui appartient.

Hauteur, 6 P. 6 pouces.

PLANCHE LII.

(P. 90, t. VI de l'Édition royale.)