FIG. II. Ce bronze également précieux par le travail et la rareté, représente un Cabire, que l'on reconnaît au fer ou ciseau qu'il tient à la main, et principalement au bonnet pointu qui lui est propre. Nous avons eu occasion de parler de ces Divinités dans les peintures (tome III, pl. 23). Quoique leur culte mystérieux ait été universellement répandu, leurs images sont extrêmement rares. De toutes les recherches qui ont été faites à leur sujet, on peut déduire qu'il s'était établi sous le patronage des Cabires, une sorte de confrérie ou de société philantropique, dont l'esprit dérivait du respect qu'inspiré l'utilité des arts mécaniques. Les attributs des Cabires étaient le bonnet pointu et le marteau de Vulcain. On retrouve l'esprit de cette société dans tous les âges, il s'est du-moins perpétué chez les modernes dans différentes institutions, et, en remontant à son origine, on le voit sortir des montagnes de la Phrygie, dites Cabires, c'est-à-dire du sein des peuples les plus anciens qui soient connus par l'histoire profane. Les mystères cabiriques étaient proprement dits samothraciens de l'île de Samothrace, où régnait le culte des Cabires, et où se faisaient les initiations.

FIG. I.—Hauteur, 9 p°. 6 lig.

FIG. II.—Hauteur, 8 p°. 6 lig.

PLANCHE X.

(P. 19, t. V de l'Édition royale.)

FIG. I. Pallas. Il lui manque la main droite, et la lance ou un autre instrument qu'elle tenait de la gauche.

FIG. II. Apollon tenant son carquois fermé et son arc débandé, signe de clémence et de faveur, comme nous avons déjà eu occasion de l'observer ailleurs.

FIG. III. Hercule avec la peau du lion et la massue.

FIG. IV. Esculape avec une patère et le serpent entortillé à son bâton.