FIG. II. Autre en forme d'oiseau grossièrement exprimé. Un trou sur le dos servait à introduire l'huile; à la place des ailes sont les godets pour placer les mèches. On reconnaît une colombe dans cet oiseau, qui peut signifier que la lampe est une de celles consacrées aux veillées de Vénus.
FIG. II. Lampe de bronze. L'anse est ornée d'une tête de cheval; de la bouche part une chaîne qui se rattache à l'anneau d'un bouton fermant l'ouverture de la lampe; le support est un trépied à griffes de lion, orné d'une large feuille travaillée avec recherche.
FIG. V. Autre lampe de bronze, dont l'anse se termine en tête de griffon. Elle a pour support un trépied élégant, dont le motif est l'union de trois dauphins, ayant dans la bouche une conque marine, et soutenant un disque avec leurs queues.
PLANCHE XVI.
(P. 28, t. VIII de l'Edition royale.)
Lampe de bronze à trois becs, représentée de face et de profil; son couvercle a pour ornement une figure qui se tient en équilibre sur un seul pied. Le bonnet pointu dont ce baladin est coiffé, était propre aux mimes et aux danseurs; il porte une espèce de ceinture ou plutôt de caleçon, dite chez les Romains subligar ou subligaculum; cette pièce de vêtement, que les hommes et les femmes employaient dans les bains, était particulièrement à l'usage de tous les acteurs, de peur que les yeux du public, dit Cicéron, ne fussent offensés par quelqu'accident contraire à la pudeur. Notre baladin tient dans sa main droite une chaîne où pend un instrument à pointe et à crochet, destiné à gouverner le lumignon. Le couvercle est tout-à-fait mobile, et la figure n'y tient elle-même que par une aiguille, et peut s'enlever à volonté. La lampe, ainsi ornée de la figure, paraît destinée à être posée sur un candélabre.
PLANCHE XVII.
(P. 29, t. VIII de l'Edition royale.)