PLANCHE XXXII.

(P. 65, tome VIII de l'Edition royale.)

Ce lampadaire a pour motif le tronc d'un chêne dépouillé et divisé en cinq branches, d'où pendent autant de lampes, toutes d'une forme assez simple. L'arbre est élevé sur une plinthe rectangulaire, ayant pour support des griffes de lion.

PLANCHE XXXIII.

(P. 66, 67, t. VIII de l'Edition royale).

FIG I. La tige de ce lampadaire emprunte sa forme des plantes bulbeuses dont elle imite l'élégante souplesse dans ses contours. Les deux lampes, dans leur forme bizarre, imitent des limaçons, dont l'un est à moitié sorti de sa coquille. Ce n'est pas sans une sorte de convenance que cet insecte est ici rapproché d'une espèce de végétaux qui se plaisent dans les terrains humides. Le socle représente, en quelque sorte, un autel, étant entouré d'un feuillage en festons et orné d'un crâne de bœuf. La plinthe à griffes de lion est d'un travail précieux; sa surface est enrichie d'arabesques damasquinés en argent, comme le sont les ornemens de l'autel. Un semblable lampadaire pourrait être consacré à la nymphe d'une fontaine.

FIG. II. Cet autre lampadaire, d'un travail également beau, est d'un style plus sévère. Une colonne cannelée en fait le motif. L'ornement du chapiteau tient par ses volutes à l'ordre ionique: mais il ne faut point chercher dans ces compositions de fantaisie, les proportions et les règles de l'art. Les artistes usaient sans réserve, dans ces sortes d'ouvrages, du droit de s'abandonner à leur imagination. Au milieu des volutes est un masque comique, et du sommet du chapiteau partent quatre rameaux en arabesques, qui servaient suspendre les lampes. Le dessin n'en montre que deux; le plan du chapiteau fait voir la distribution de tous les quatre.