CHAPITRE XLII
UN AMI VÉRITABLE
I
Vous étiez à la répétition des couturiers de Léopold ?
— Oui, j’y étais hier soir. Léopold est mon ami le meilleur. Depuis qu’il fait du théâtre, je n’ai jamais manqué d’assister à ses dernières répétitions. Et il vient toujours à mes « couturiers ».
— Et sa pièce est bien ?
— Mon vieux, j’ai un principe. Chaque fois que je suis invité à une répétition privée, je me considère comme lié par une discrétion absolue. Et je dis toujours que c’est bien.
— Bon ! Alors je suis fixé !
— … Mais pas du tout. Vous n’avez pas à être fixé. Cette fois-ci, je vous réponds que c’est bien, parce que c’est vraiment bien.
— Ah ! Ah ! Gros succès alors ?
— … On ne peut pas répondre de ces choses-là. Moi, je crois que ça ira bien… Certainement… ça ira bien. Cependant il faut toujours compter avec l’aléa du théâtre.