J’écrivis donc ces deux sonnets, qui semblent un peu déconcertants au premier abord, si on tient à les comprendre. On finit tout de même par leur trouver un sens. J’y suis parfaitement arrivé pour ma part. Il est évident que, dans l’élaboration de ces poèmes, le Verbe a précédé la pensée. Mais elle y était. C’est d’ailleurs ainsi qu’écrivent les gens vraiment inspirés.
Au bonheur sidéral et fou, parmi les fleuves
Désespérés, que pleure un remous estival,
S’enfle le cri lointain de l’Albatros naval,
Pareil au sanglot noir de la douleur des veuves.
Mais c’est à l’odieux minuit où tu t’abreuves,
Que se relèvera l’Héraldique Rival,
Sans que rien ait gémi sur le ciel en aval
Où les séraphins d’or vous réclamaient des preuves.
Voici qu’au clair chemin du Capitole Altier,